Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 20:53

 

 

Buen dia tout le monde

 

   Nous nous sommes quittés voilà bientôt 2 mois à Tecka, en Argentine où 77 kms de piste nous séparaient du Chili.

 

   Cette piste, après la pampa, nous apparait comme le plus beau paysage argentin (avec Valdès et ses baleines) avec ses montagnes aux cimes enneigées, sa nature verdoyante et ses nombreuses rivières.

 

   Nous entrons au Chili le 24 octobre par la petite ville de Palena.

Puerto Ramirez ensuite, un hameau de moins de 10 maisons où nous passons 3 jours au bord d'un ruisseau, véritable petit coin de paradis où le bois n'y manque pas pour faire du feu.

Carlito y fera une réparation de fortune sur son vélo dont le câble du dérailleur avant a cassé 3 kms auparavant.

 

   Villa Santa Lucia ensuite, point de départ (pour nous) de la mythique carretera austral puis La Junta, Poyuguapi, Villa Amengual et ensuite Mañihuales.

 

   A mañihuales, Jorge nous apostrophe alors que nous faisons la popotte sur le bord de la route et nous invite dans sa "casa de ciclistas" où nous dormons gratuitement dans un vrai lit et prenons une de nos rares douches chaudes.

Jorge, chasseur de cyclistes, accueille depuis 2009 tous les cyclos qui passent et qu'il rencontre.

Karine et Julien, 2 jeunes Stéphanois, viennent ensuite renforcer l'équipe.

Nous allons passé ensemble 2 soirées mémorables et une journée de pêche au bord de l'eau qui va nous transmettre le virus...

 

   Nous reprenons la route jusqu'à Coyhaique où nous ne pourrons voir Violetta et Patricio rencontrés à Tecka car ils sont absents.

Nous dormirons donc au camping familial Ayelen au bord du ruisseau.

2 nuits dans le quincho (sorte de pool house avec énorme cheminée pour le barbuc) car la tente est en réparation (fermeture éclair) et 2 nuits sous tente.

Nous y mangeons pour la première fois un cochon patagon avec Sandra et Danilo, les proprios et sortiront nos premières truites du ruisseau suite à l'achat d'une canne à pêche...

 

   Rencontre ensuite à la sortie de Coyhaique avec Erin et Alan, un couple d'américains en tandem (www.2totango.net).

 

   Après Villa Cerro Castillo, un journaliste brésilien (Revista Maïs) nous prend en photo et nous pose quelques questions pour son article concernant la carretera austral.

 

   Nous allons ensuite rencontré sur la route Laura et Erik, américains (polarbearstopenguins.com) et Laetitia et Sébastien avec qui nous allons rouler un après midi (www.ensemble-en-selle.laeti-et-seb.fr).

Laura et Erik que nous allons retrouver à Puerto Tranquilo et avec qui nous allons partager des truites, fruits de la pêche, ainsi qu'une visite en barque pour les superbes grottes de marbre.

 

   A Cochrane, nous fêtons notre 10 000 ème km (enfin!!!) chez Patricio, le fils de Violetta et Patricio.

Nous y restons 3 jours.

Soirée asado (boeuf au feu de bois) arrosée, avec 3 de ses potes.

Les jeunes chiliens font la fête comme nous autres en France, ça fait bien plaisir...

Carlito se couche, pour la 2ème fois après Mañihuales bien borracho (saoul)¡¡¡

 

   Après 130 kms supplémentaires de piste déserte, nous arrivons à Tortel où nous nous installons à l'aerodrome près de la maison de Sylvia, recommandée par le rasta Ruleman rencontré à Cochrane.

Tortel est un détour de 44 kms aller-retour sur la piste mais en vaut vraiment la peine.

C'est un petit village de 508 habitants.

les conditions géographiques et le terrain accidenté sont à l'origine de la construction de passerelles en bois de cyprès de Guaitecas reliant toutes les maisons construites sur pilotis et surplombant la mer.

Les rues sont donc remplacées par ces passerelles ce qui en a fait une "zone typique" déclarée en 2001.

Nous y retrouvons Ruleman chez qui nous allons faire 2 repas français (concoctés par mes soins) et lui faire découvrir la saveur de la viande de boeuf bleue!!!

A Tortel nous apprenons également par les policiers que la consommation d'alcool est interdite sur les lieux publics dans tout le Chili et passible d'amende!

Après 2 heures de marche nous sirotions nos bières sur la place, comme dans chaque (rare) village  après une bonne journée de vélo!

Belle hypocrisie que cette interdiction quand on voit le nombre de canettes abandonnées sur le bord des chemins et dans la nature...

Belle étape que ce détour par Tortel avec les bons moments partagés avec Sylvia et Ruleman...

 

   50 kms après Tortel, nous prenons un bâteau gratuit à Puerto Yungay jusqu'au Rio Bravo car il n'y a pas de route.

 

   Ne reste plus que 100 kms de piste, pour moi les plus difficiles, jusqu'à Villa O'Higgins où nous arrivons les poches vides.

Nous n'avons en effet pû retirer de l'argent qu'à Coyhaique avec la visa internationale.

Cela aurait pu être possible à Palena et Cochrane avec une mastercard mais la notre est périmée depuis Septembre!

Nous avons, heureusement, pû changer des dollars et nos travellers chèques à Cochrane!

 

   A Villa O'Higgins il faut prendre un bâteau (2H30 de traversée) pour Candelaria Mancilla, faire 22 kms (dont 7 très sportifs sur un sentier) dans la montagne et prendre une deuxième barque pour traverser le "lac du désert" et enfin arriver en Argentine.

Le responsable à l'agence de Villa O'Higgins a reussi son premier transfert international avec nous!  OUF! Quelle bonne nouvelle pour tout le monde!

Du coup on a pris la totale avec la visite du glacier O'Higgins comme cadeau de noël anticipé!

Nous débarquons un groupe de reporters au milieu de nul part.

Ils font un reportage sur l'ermite Faustino Barriento qui a découvert que la terre s'affaisait de quelques mm par an, après l'étude pendant 15 ans de l'ombre sur une montagne chaque jour au même endroit.

(google : el ermitaño impasible de roberto Farras + à partir du 16/02 sur www.rice.com : far out : faustino Barriento).

 

   Les premiers icebergs et cubes de glace bleus annonçant l'apparition du glacier nous laisse ensuite sans voix et présager de la suite...

Le glacier nous coupe alors le souffle tellement  c'est magique et féerique.

Partout des fissures de plusieurs variations de bleu et par 2 fois des blocs qui se détachent et tombent dans le lac.

La compagnie nous offre un verre de whisky avec un bout de glaçon de 1 000 an d'âge suite à la récupération d'un bloc dans le lac!

Nous restons pensifs un bon moment à siroter nos verres face au glacier. Nous ne nous lassons pas de cette vue que nous immortalisons sous toutes ses formes.

Retour ensuite à Candelaria Mancilla où nous prenons une bonne douche à la ferme.

Carlito s'ébouillante le pied avec l'eau des pâtes...

 

   Le lendemain, après 16 kms de piste roulable, nous passons la ligne Chili/Argentine puis faisons les 7 derniers kms (les + difficiles du voyage) sur un sentier pédestre dans les bois avec ruisseaux à franchir, troncs d'arbres, racines, passages étroits, boue et autres obstacles...

Il nous faudra 4 heures pour en venir à bout!

Mais à la fin, la récompense : bivouac face au lac et au Fitz Roy ensoleillé...

 

   Barque ensuite pour 40 minutes puis 40 kms de piste jusqu´à El Chalten où nous sommes actuellement.

 

 

   Les paysages de la Patagonie Chilienne sont vraiment somptueux.

Tout ce que nous avons vu nous a enchanté!

Nous avons longé la cordillère sur plus de 1 000 kms.

La carretera serpente entre de grosses rivières et la végétation luxuriante comme ces plantes à feuilles énormes appelées NALCA dont on peut manger la tige riche en eau (mais amère) et dont on produit une confiture délicieuse.

Beaucoup d'oiseaux, de lièvres, d'huemuls (sorte de cerfs) et de taons.

Beaucoup de lacs également (riches en truites!) et de belles montagnes.

Parfois paysage montagneux désolé avec ces troncs d'arbres, vestiges des incendies provoqués par l'homme pour nettoyer les terres dans les années 1930/1940.

 

   "Patagonia sin represa" (Patagonie sans barrage) est un slogan que l'on rencontre (presque) partout dans cette partie du Chili où quelques âmes commercialement bien intentionnées  veulent construire des barrages hydrauliques pour alimenter en électricité les mines du nord au détriment d'une nature préservée.

Dans cette partie du Chili, il n'y a pas de véritable notion écologique ni de recyclage.

A Tortel, les eaux usées et les toilettes partent à la mer...

Seul Mauro (El Parajero) à Villa O'Higgins a eu l'idée de créer un ecocamp (www.tsonek.cl) avec toilettes sèches, matériaux recyclés et naturels.

Super soirée chez Mauro pour cloturer notre carretera austral.

 

   Le salaire minimum mensuel (notre smic) au Chili est actuellement de 770 000 pesos (1 euro : 700 pesos environ).

Tout ici est plus cher qu'en Argentine.

 

Nous aurons essentiellement mangé pour les sandwiches du midi : des avocats avec fromage en lamelle (pas vraiment du fromage quoi mais cela améliore tout de même le repas!) et du salamé.

Le soir, invariablement des spaghettis avec cube de bouillon saveur viande, ail et fromage (parfois).

En "ville" poulet/ail/oignon/tomate et vin rouge!

Concernant le vin, il est cher et pas terrible même si l'on finit par s'y habituer...

merlot, Cabernet sauvignon et Carmenere le plus commun en bouteille carton.

 

   Nous avons planté la tente tout le temps, excepté 2 fois.

 

   Nous avons plus croisé de cyclistes (7 en une seule journée) sur toute la dernière partie que d'autos...

 

   Nous reviendrons bientôt, avec plaisir, au Chili mais en attendant l'Argentine de nouveau, le bon boeuf, le bon vin, le dulce de leche, les alfajors et ... Ushuaia.

 

 

   JOYEUX NOEL  à tous et bonnes fêtes de fin d'année.

Ici c'est noël avec l'été et le temps des cerises...

 

Grosses bises des carlitos

 

Carlita

 

Et de nombreuses photos témoignant de la beauté des paysages :

 

Photos de Tecka à Coyhaique 

 https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5686468558398656033&authkey=Gv1sRgCIH-mvfU26vxEA&feat=email

 

Photos de Coyhaique à El Chalten

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=110383595327960404048&target=ALBUM&id=5686729679787275617&authkey=Gv1sRgCJ7AnMfmjYrUFw&feat=email

 

 

 

 

Par los carlitos
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 19:41

 Bonjour à tous

 

   Nous laissons notre cave (sans regret) et quittons Buenos Aires pour découvrir l'Argentine et ses habitants.

   Nous optons pour le sud afin de rejoindre la péninsule de Valdés avant que les baleines ne la quittent pour des eaux plus profondes...

 

   70 kilomètres après Buenos Aires le paysage change.

D'immenses champs de tous côtés, à l'infini, et des vaches énormes et en quantité phénomènale...

   Tout cela ne cesse de nous impressionner dans un premier temps.

Mais nous allons parcourir 600 kms avant d'apercevoir un semblant de montagne!

Les vieux pick up Ford ou Dodge que nous croisons, les camions, le gaucho à cheval qui rassemble ses vaches, tout nous laisse penser que nous évoluons dans un film américain!

 

   Les Argentins sont très curieux.

Certains s'arrêtent même sur la route avec parfois le maté pour bavarder un moment.

Cela est le cas avec Gato (Gaston) chez qui nous finissons par aller.

Notre premier jour sur la route qui plus est...

Nous passons avec Gato, 39 ans, une soirée mémorable à la brasserie artisanale du village qu'il fait ouvrir par son ami.

   Ce premier accueil spontané ne nous laisse présager que du bon pour la suite et effectivement cela va se confirmer.

 

   Après Cañuelas et Uribelarrea, nous passons notre premier péage à vélo (gratuit) et bifurquons pour Laguna Lobos où nous bivouaquons 2 jours autour de la lagune.

 

   Nous passons ensuite par la ville de Saladillo où un journaliste de la radio nous ayant repérés dans la rue nous interviewe et fait venir la télévision locale.

Une deuxième nous arrête à la sortie de la ville.

Deuxième petit moment de gloire!

 

   Après Saladillo, la jolie petite ville d'Azul puis Colonias Nuevas.

2 habitants à Colonias Nuevas!

Nous y arrivons un dimanche ensoleillé et animé.

Maria et Carlos nous y accueillent et nous offrent sandwiches, gâteaux et pop corn maisons avant de partir.

Nous bivouaquons 3 jours,bloqué par le vent, dans ce joli hameau déserté, ancienne petite colonie allemande.

 

 Notre chance ensuite, en pause casse croûte, est de rencontrer Fernando qui s'arrête discuter avec nous.

Il voyage lui même en moto et part en Mai visiter l'Europe et la France.

Il nous propose de nous arrêter 30 kms plus loin dans une de ses exploitations tenue par un de ses employés: Domingo.

Fernando possède 3 000 hectares de terre et 8 000 vaches.

Nous restons une semaine chez Domingo à faire les gauchos, entrecoupée par les visites de Fernando avec qui nous passons une journée en famille.

Grand moment dans la vie du campo à nous occuper à déplacer 800 vaches à l'aide de 3 chevaux, castrer les veaux, aider à accoucher les genisses, réparer les clotures, s'occuper des chevaux, couper le bois...

Carlito, le gauchito est tellement dans son élément que Fernando nous propose même un travail rémunéré... que nous refusons.

Nous reprenons cette route monotone jusqu'à Bahia Blanca où nous passons 3 jours chez Pancho et Aymara grâce à une de leurs amis rencontrée dans la rue!

 

 Pancho et Aymara (27 et 24 ans) ont visité les 3 Amériques (Sud,centrale et Nord) avec une vieille voiture "Estanciera" de 1965 pendant 2 ans et demi.

Leur souhait : repartir au plus tôt. (www.uniendoslastresamericas.blogspot.com)

 

   Une semaine plus tard nous nous retrouvons accueillis chez sa soeur, Dolores, dans la jolie ville de Viedma.

Nous y restons 2 jours et partons le lendemain d'une dégustation de vin qui tourne vite à la beuverie jusqu'à 5 h du mat!!!

Cela ne nous empêche pas toutefois de partir après 2 heures de sommeil direction Valdés.

 

   La route est toujours aussi monotone et nous évoluons maintenant sur une nationale (la no 3) peu interressante et frequentée.

Rencontre avec Paul,un cyclo belge. (paulswereld.be)

 

Arrêt dans la ville de San Antonio Oeste avec interview télé (www.informativohoy.com.ar  journée du 04/10).

Nous sommes le lendemain à Las Grutas, station balnéaire désertée à cette période de l'année. Nous avons la chance d'y observer une vingtaine de dauphins.

 

  40 kms avant Sierra Grande, la famille Munch Frey avec qui nous avions traversé l'Atlantique nous dépasse et s'arrête sur la route.

Quel plaisir de les revoir!

Nous discutons un moment puis chargeons vélos et sacoches sur le camion.

Nous découvrons et profitons de Valdès en la bonne compagnie de nos amis suisses.

Les baleines, pingouins et élephants de mer sont au rendez vous.

Grâce à Christine et Patrick, nous faisons le tour de la péninsule et un bivouac de rêve!

Rencontre également avec Audrey et Jice,2 cyclos français de 30 ans qui ont 10 mois pour voyager. (deyjiceavelo.wordpress.com)

Chacun finit toutefois par reprendre sa route.

 

   Nous quittons Valdès après une semaine magique.

Nous prenons une piste longeant la côte pour rejoindre Puerto Madryn où nous ne nous attardons pas car trop touristique.

Nous y fêtons tout de même nos 9 000 kms.

 

Nous y apprenons également une grande bonne nouvelle qui modifie pas mal l'itinéraire naturel de nos pérégrinations : Marie et Alex se marient!!!

Du coup, dans 10 mois nous devons être aux Antilles!!! Carlito est le témoin d'Alex!

 

   A Trelew nous décidons donc de nous éviter 500 kms de route ininterressante et prenons un bus jusqu'à Tecka, à 100 kms de la cordillère et du Chili.

 

   Nous y rencontrons nos premiers chiliens et recevons notre première invitation pour le Chili dans la ville de Coihaique... qui est sur notre chemin pour Ushuaia.

 

   Depuis notre départ de Buenos Aires,nous aurons fait 1 hôtel et 2 campings payants...

Le reste du temps nous aurons été (bien) accueillis où nous aurons bivouaqués.

 

   Nous sommes aujourd'hui "coincés" par un vent violent.

Nous en profitons donc pour nous mettre (enfin) à jour avec les photos et le blog...

 

A plus,du Chili...

 

beaucoup de photos à visionner avec ces 2 liens :

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5665224679266886225&authkey=Gv1sRgCNvP78iik-PlPg&feat=email

 

 

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5665260947997046641&authkey=Gv1sRgCPTZnojw7MtB&feat=email

 

 

Besos à tous des Carlitos

 

Carlita



 


Par los carlitos
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 16:26

Salut à tous

 

 

   Notre chance, arrivés dans la ville de Buenos Aires est de trouver relativement rapidement une chambre (en sous sol, nous l'appelerons notre "cave") pour 60 pesos (10 euros) dans le quartier de San Telmo, proche du centre.

 

   Nous allons ainsi pouvoir découvrir et profiter de la ville préférée d'Yves.

 

   Buenos Aires nous plait beaucoup. Tout nous enthousiasme.

Les argentins sont supers même s'ils parlent un peu trop vite à notre goût avec un accent et une prononciation nouvelle.

Ici, en effet, tout le monde parle le castillano.

L'essentiel est que l'on se fasse comprendre et nos oreilles s'habituent vite à ce nouveau parler.

 

   Beaucoup de choses retiennent notre attention.

Une bise pour se dire bonjour.

Beaucoup de cheveux¡¡¡ 90% des femmes ont les cheveux jusqu'à la taille.

Peu de misère visible mais des petits boulots : cireurs de chaussures, vendeurs ambulants, promeneur de chiens, colleurs et décoleurs d'affiche (brigade) et aussi des ramasseurs et trieurs de poubelles trainant leurs lourds charriots dans les rues de la ville.

Le salaire minimum mensuel est augmenté de 25% (¡) en septembre et passe à 2 300 pesos.

20 % des argentins gagnent + de 4 000 pesos.

 

    Les Argentins mangent entre 14 h et 15 h 30 puis à partir de 21 h et souvent assez tard.

Nous nous adaptons aussitôt à ces nouveaux horaires (après ceux, bien tôts, subis sur le cargo) pour profiter notamment des "parillas" (grill) où l'on se régale de viandes diverses (chori =  saucisse, poulet, boeuf) cuites au charbon.

Nous mangeons également beaucoup d'empanadas (sorte de petits chaussons fourrés) à la viande, au poulet et au fromage.

Nous nous cuisons des steacks de boeuf (30 $ soit 5 € le kg) bien tendres et bleus comme on les aime, parfois accompagné d'une sauce roquefort.

Autant vous dire que les carnivores que nous sommes s'en donnent à coeur joie...

Le tout accompagné de bons vins argentins.

On trouve en effet des petits cabernet Sauvignon, Syrah ou Malbec, très bon marché (entre 8 et 12 pesos).

La biere nationale, la Quilmès, est très bonne.

Elle se trouve notamment en bouteille de 970 cm3 à 5.70 pesos (-d'1€) en supermarché et en général à 18 ou 20 pesos au bar.

Une autre spécialité argentine, fierté nationale, qui nous convient bien est le Dulce de leche, sorte de lait concentré sucré au goût caramélisé.

 

   Nous arpentons toute la ville à  pied (munis d'un plan bien utile pour se retrouver) pour admirer et visiter toutes ses richesses.

Il y a beaucoup de vieilles églises.

L'Obélisque, le palais du gouvernement "La casa rosada", qui a l'occasion du bicentenaire est ouvert au public les jours fériés (lundi 22 août : journée de l'enfance).

   Nous irons au quartier de la Boca. Quartier pauvre mais touristique avec le CAMINITO, rendu célébre et populaire par B. Quinquela Martin, peintre et philanthrope qui le rendit accessible à tous en 1959 avec son marché à ciel ouvert d'artistes et de danseurs de tango.

Toutes les habitations du quartier sont en tôle ondulée colorée.

Nous passons devant le célèbre stade de football de la Boca où Maradonna a joué à ses débuts au Boca Junior Club.

Nous nous renseignons sur le prix du match qui a lieu la semaine prochaine : 200 dollars! la place.

Nous n'irons pas...

 

   Nous déambulons le soir en toute sécurité photographier les monuments et la Tulipe qui se ferme la nuit.

San Telmo, le quartier où se situe notre "cave" est ambiance rétro avec ses magasins d'antiquaires et son marché couvert où l'on trouve ses légumes (ou sa viande!) entre les friperies et vendeurs d'objets de collection.

Et comme dans tout Buenos Aires, des petits restau ou parrilla au charme local.

Puerto Maduro, le port de plaisance est très paisible et côté.

Nous faisons, le dimanche 28 Août, la bicicleada, rassemblement de personnes promouvant l'utilisation de la biciclette en ville.

"Mejor en bici"

Nous y rencontrons Juan Carlos, gynécologue, qui, en Mai prochain part faire le chemin de Compostelle à vélo.

Rencontre également avec Javier, un cyclotouriste argentin dont le projet est de faire Ushuaia-Alaska.

Petit moment de gloire lorsque l'on nous présente à l'assemblée.

Grand moment d'incompréhension et de tristesse lorsque nous apprenons le soir que notre amie Chantou a décidé d'en finir avec la vie.

Une femme si joviale et dynamique! Quel gachis!

Mais c'est un choix (regretable) que nous ne pouvons juger...

 

C'est ainsi et nous partons le coeur lourd lundi 29 Août de Buenos Aires dont nous aurons bien profité.

Nous reprenons notre périple à vélo sur les routes de l'Argentine, en fin d'hiver.

le 21 Septembre (aujourd'hui) c'est le printemps...

 

A bientôt avec des nouvelles de la route.

quelques vues de Buenos Aires :

 

 https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5654537507860837761&authkey=Gv1sRgCLiKsrHk_r3dUw&feat=email

 

Gros besos des Carlitos

 

Carlita

 

 

 

 

  

Par los carlitos
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 16:58

¡HOLA¡

 

   Le dimanche 31 Juillet à midi, nous embarquons donc sur le "Grande America", cargo de marchandises de la compagnie italienne GRIMALDI, au port autonome de Dakar.

 

   Le bâteau, énorme mastodonte, mesure 215 mètres de long et 55 mètres de hauteur sur 12 étages.

 

   28 membres d'équipage italiens et phillipins font fonctionner le navire.

 

   Nous sommes 4 (avec Alexa et Walter) à embarquer à Dakar et venons compléter la liste des passagers.

Nous sommes 10 répartis dans 5 cabines.

 

   - la "familia" franco-suisse d'infirmiers : Christine et Patrick et leurs 2 enfants, Malik 10 ans et Léane 5 ans.

Ils voyagent en Iveco 4X4 et vont parcourir l'Amérique du Sud pendant 1 an.

 

   - Christophe et Charles, 2 étudiants de la Sorbonne qui vont préparer leurs thèses au Brésil...

 

   - Alexa et Walter, jeune couple suisso-bolivien qui part s´installer à la Paz, dans le pays d'origine de Walter : la Bolivie.

 

   - et bien sûr Los Carlitos¡¡¡

 

 

   Nos journées sont axées autour des heures de repas, dignes d'un hôpital ou d´une maison de retraite (¡¡¡) : 11 h et 18 h.

Le cuisinier, italien, nous régale chaque jour.

Des pâtes en sauce, en entrée à chaque repas¡

Nous faisons 4 escales où nous ne descendrons qu'à celle de Freetown par obligation.

La première, donc à Freetown, en Sierra leone où l'on nous déconseille, par sécurité de sortir.

Le capitaine nous autorise toutefois à nous rendre sur le bâteau amarré à nos côtés.

Il s'agit de l'Africa Mercy, un bâteau humanitaire, véritable ville hôpital flottant.

Après la visite et l'historique complètes du navire où vivent 400 personnes, Jay nous met en relation avec un médecin et 2 infirmières (dont Mary).

J'ai en effet embarqué à Dakar avec des boutons qui se sont méchamment agrandis et infectés.

On me désinfecte et me donne des antibiotiques.

 

   Le 5 Août nous passons la ligne de l'Equateur.

Pour fêter l'événement, nous avons droit à un diplôme et un repas de fête avec gambas grillées.

Nous mangeons exceptionnellement à 19 h avec tout l'équipage.

 

   Le 11 Août nous fêtons les 10 ans de Malik.

 

   Les escales suivantes se font au Brésil : à Vitoria, Rio de Janeiro puis Santos.

   A Rio, Christophe et Charles débarquent, à notre grand regret.

Ils vont nous manquer...

 

   Après Santos le temps se dégrade.

La pluie s'installe et nous oblige à rester confinés à l'intérieur jusqu'en Argentine où nous arrivons le 17 Août.

 

   Ces 18 jours de traversée auront été une expérience extraordinaire.

18 jours coupés de toute vie terrestre.

Le temps ne nous aura aucunement semblé long.

Nous avons changé 3 fois de fuseau horaire et avons maintenant 5 heures de décalage avec la France et plus qu'une avec Alex à St Martin ¡

 

   Nous avons visité les salles de machines, l'atelier de réparation avec des clès de 85 (¡) et la salle de pilotage.

30 000 euros de gasoil par 24 h pour avancer à 30 km/h maxi¡¡¡

Le capitaine du navire gagne 12 000 € mois (contrat de 4 mois), le cuistot 3 000 € le manutentionnaire 1 500 €¡

 

 

   Egalement beaucoup de moments passés à contempler l'immensité de l'océan.

Nous avons aperçu une baleine au loin ainsi que ce que nous croyons être un requin.

   Beaucoup de lecture, parties de ping pong, babyfoot, puzzle et bien sûr apéro (à 17 h¡), à l'Ouzo de Patrick...

 

   Au port de Buenos Aires nous débarquons au pied du centre ville.

Nous enfourchons les vélos et partons tous guillerêts en quête d'un logement...

 

   Nos premières impressions sud américaines dans un prochain épisode...

 

 

nos photos :

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5644821853364059681&authkey=Gv1sRgCLi6usegv-HjTw&feat=email

 

les  belles photos de Charles, futur reporter :

 

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5644823992490715137&authkey=Gv1sRgCMrgvefU2cXbxwE&feat=email

 

Gros besos des Carlitos

 

Carlita 

 

 

 

Par los carlitos
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 01:38

   Voila longtemps que nous n'avions pas donné de nouvelles¡

La raison est que nous venons de passer 18 jours coupés du monde sur un cargo qui vient de nous débarquer en Argentine.

Les Carlitos sont enfin en Amérique du Sud¡¡¡

 

   Mais avant, voici un résumé de nos dernières tribulations au Sénégal.

 

Après le Maroc, où nous avons bien duré et la République Islamique de Mauritanie, notre arrivée au Sénégal est pour nous un grand bol d'air frais et un retour à la vraie vie¡¡¡

Les Sénégalais sont vivants¡

Ca crie, ça chante, ça danse, ça se bouscule dans une ambiance toujours joviale et bon enfant¡

Les femmes, enfin, sont également de la fête¡

 

   Nous commençons la découverte de ce nouveau pays en faisant, après notre traversée de la frontière par le bac, un deuxième tour sur le fleuve Sénégal.

Cette fois en pirogue.

2 Sénégalais, à la rame, nous emmènent paisiblement sur 14 kilomètres, le long de la rive sénégalaise , jusqu'à Richard Tall, ville riche de par sa transformation de la canne à sucre.

 

   Nous quittons la ville frontalière de Rosso pour ensuite prendre la route de Saint Louis.

 

St Louis dont nous tombons immédiatement sous le charme.

Tout contribue à un sentiment de bien être : notre logement au coeur même de l'île dans une ancienne maison coloniale, l'ambiance paisible de ses rues et l'accueil de ses habitants.

L'île de St Louis est reliée à la ville de Sor du côté terre et à la Langue de Barbarie du côté Atlantique.

Le moyen le plus fréquent pour se déplacer, mise à part la marche, est le taxi, en général une vieille R12, ou le très traditionnel et coloré transport en commun, Saviem SG2, que l'on retrouvera dans toutes les grandes villes sénégalaises.

 

   Le jour de notre arrivée à St Louis, le 9 Juillet, nous avons la chance d'assister à la cloture  de la première édition du Festival du rire avec le spectacle de l'humoriste MAMANE.

 

   Nous restons 12 jours sur l'île et profitons aussi des plages de la Langue de Barbarie qui sont propres dès que l'on s'éloigne un peu des habitations...

 

St Louis c'est aussi la découverte, dans un petit stade, du sport nationnal : la lutte.

Les combats de lutte enfièvrent les foules.

Le lutteur doit mettre à terre son adversaire qui doit toucher le sable de ses 4 membres ou de la tête ou du dos.

Chaque lutteur a le corps couvert de grigris et suit les instructions de son marabout avant chaque combat¡

Mais avant son entrée dans l'arène, il y a le rituel de la danse et l'aspersion de liquide magique concocté par le marabout.

Ce dernier reçoit jusqu'à 30 % des gains de son lutteur¡

Les professionnels gagnent des millions de francs CFA.

 

   Nous avons également la joie de revoir Hubert et Jean Louis qui, pour des raisons administratives dues à leurs véhicules, ne feront qu'un passage éclair au Sénégal.

 

   Notre séjour à St Louis est brutalement interrompu par la trouvaille rapide d'un cargo susceptible de nous traverser en Argentine.

Les réservations et inscriptions se font rapidement par internet.

Nous n'avons qu'une semaine pour rejoindre et visiter Dakar¡

 

   Ibrahima qui s'était arrêté nous inviter sur la route à la sortie de  St Louis, nous réceptionne 3 jours après notre rencontre, une dizaine de kilomètres avant le centre de Dakar.

Nous laissons nos vélos et sacoches chez son frère et nous installons dans sa famille, dans le quartier Santi Yalla dans la banlieue de Thiaroye Gare.

Nous sommes bien évidemment les seuls toubabs (blancs) à vivre dans ce quartier populaire anciennement mal famé.

Nous y passons une semaine, le bâteau se faisant attendre.

 

Cela nous permet de profiter encore un peu du Sénégal et de Dakar...

 

Cumba, soeur d'Ibrahima, nous prend sous son aile et nous fait visiter les environs de Dakar.

Nous emmenons à chaque fois Hadja, 10 ans, et un autre des enfants découvrir leur pays¡

Nous traversons ainsi en pirogue sur l'île de Ngor que nous visitons entièrement puis nous nous installons sur la première de ses 3 plages où nous passons l'après midi au plus grand plaisir des enfants¡

Ambiance sénégalaise avec  très peu de touristes.

 

   Le lendemain nous prenons cette fois la chaloupe pour l'île de Gorée .

Lieu hautement  touristique dont l'architecture coloniale nous rapelle St Louis.

L'île est riche en histoire pas très joyeuse avec ses bunkers, ses canons et sa maison aux esclaves.

Mais elle est très jolie avec une superbe vue sur la ville de Dakar.

Les prix y sont toutefois exagérés et nous sommes souvent assaillis par les locaux souhaitant nous vendre leur art (bijoux, tableaux, statues...) ou leur service (guide).

 

   Nous passons également une autre journée au Lac Rose où Carlito passe un moment à flotter dans son eau salée.

Sur 3 mètres de profondeur d'eau, pratiquement la moitié est constituée de sel.

On comptabilise 380 grammes de sel par litre d'eau et la "récolte" s'élève à 25 000 tonnes par an¡

 

   Nous profitons également d'une journée de repos pour assister et participer à la préparation du tieboudiaga (tieboudiem, plat nationnal, avec boulettes de poisson sauce épicée) avec les femmes.

Ces dernières, ainsi que les enfants sont toujours contents de notre présence, et notamment celle d'un homme, Carlito¡

C'est rare pour elles de partager leur quotidien avec des étrangers et en plus un représentant de la gente masculine¡

Nous rigolons beaucoup et partageons autant¡

Notre naturel et notre franchise les interpellent et les ravissent...

 

   Les aurevoirs sont difficiles et déchirants, avec Hadja en particulier.

Tout le monde espère se revoir dans cette maison qui est maintenant la nôtre.

 

   MERCI  à Ibrahima et sa famille (dont son frère et sa femme Mémouna, Cher et tous les enfants...) dont nous avons partagé l'intimité pendant une semaine.

Expérience inespérée et unique de la vie locale quotidienne dans une grande ville comme Dakar.

Merci également aux amis du "vélodrome" (Mohamed, Mia, Ibrahima, champion, Dios, Paul...), la terrasse où nous avons passé de supers soirées bien arrosées.

 

   Le Sénégal et ses habitants, comme vous l'aurez compris, nous ont enchantés.

   Nous avons passé 27 jours au Sénégal et fait 375 petits kilomètres à vélo à travers des paysages agricoles et verdoyants de toute beauté.

   Nous aurons dormi sur la route dans 2 salles d'école, entre autres et une fois gratuitement dans un hôtel italien tenu par une Mauritanienne¡

 

   Le seul hic de ce pays reste que notre condition de toubabs fait forcément de nous des riches aux yeux de la plupart des  Sénégalais.

 

   Notre seul regret : ne pas avoir eu le temps de visiter davantage du pays notamment la ville sainte de Touba, haut lieu de pélerinage ainsi que la région de Casamance d'où proviennent un grand nombre de ces délicieuses mangues du pays¡

 

   Mais on a promis de revenir, INCH'ALLAH...

 

Quelques photos souvenirs :

 

 

  https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5644205514595050865&authkey=Gv1sRgCJ_Np-reotO3Fw&feat=email

 

 

Boussa à tous des Carlitos

 

 

Carlita

 

 

 

Par los carlitos
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 21:07

Bonjour tout le monde!

 

 

   Les escargots de la route que nous sommes franchissons la frontière de notre...3ème pays (!) : la République Islamique de Mauritanie (RIM), le 15 Juin avec 6 850 kms inscrits au compteur.

 

   Mais pour cela nous avons dû traverser la piste du no man's land de 5 kms qui sépare la ligne du Maroc à la Mauritanie.

 

   Nous débutons la découverte de ce nouveau pays par Nouadhibou où nous sommes confronté d'entrée à la pauvreté et à la saleté.

La ville en elle même ne présente guère d'intérêt si ce n'est l'exotisme de la nouveauté.

Seuls le port effervescent et le Cap Blanc appartenant au parc naturel du Banc d'Arguin (où nous n'avons malheureusement pas vu de phoques moines) retiennent notre attention.

    La gâle que j'ai contractée nous immobilise à Nouadhibou plus longtemps que voulu.

 

   Nous reprenons ensuite la route en ...train!

Mais pas n'importe lequel...

Il s'agit du plus long (plus de 2 kms),du plus lourd et du plus lent train du monde!

Il transporte le minerai de fer de Zouérate à Noadhibou.

Nous voyageons gratuitement dans une benne à minerai.

10 heures de voyage extraordinaire à travers 450 kms de désert jusqu'à Choum.

En chemin,la chaleur s'abat sur nous et ne nous quittera pas jusqu'à Noakchott.

Il fait déjà 45 degrés à 10 h le matin à l'ombre!

De choum vers Atar, 120 kms de piste nous attendent.

La première moitié étant ensablée,nous la faisons dans la benne (encore!) d'un camion cette fois!

Bien nous en a pris car on aurait vraiment galéré, certes dans un beau cadre mais bien galéré quand même!!!

La seconde partie de cette piste reste cyclable bien que difficile parfois.

Nous franchissons même 2 pass (cols) vraiment très jolis.

Mohamed BOUDA, un BIDANE (maure blanc), nous trouve en pause sous un arbre à 11 heures. 

Il fait 54 degrés au soleil!

Il nous offre de l'eau fraîche et nous escorte jusque chez lui où nous allons passer la journée et la nuit.

   Bouda est un homme de 54 ans, cultivé, qui a voyagé en Europe.

Il travaille à la SNIM (société nationale industrielle minière) en tant qu'ingénieur.

Il a un très bon salaire puisqu'il gagne 500 000 ouguyas (environ 1 500 euros).

Il travaille et vit à Zouerate et vient à la campagne (désert) pour se reposer et visiter son vieil oncle pendant la période de la cueillette des dattes.

   Il nous apprend que la Mauritanie est composée de 800 tribus.

Le BIDANE (maure blanc), l'HARATIN (maure noir et ancien esclave) ainsi que les WOLOF, SONINKE et PEULS d'origine TOUCOULEUR en sont les principales ethnies.

   Le Bidane est toujours considéré comme supérieur et détient les meilleurs postes.

 

Côté vestimentaire, les hommes, ici, portent une tenue bien différente de la jellabah arabe.

Ils ont des culottes (type pantacourt) bouffantes agrémentées d'une ceinture qui touche le sol. Avant, ils s'en servaient pour frapper les bêtes, les enfants et accessoirement les femmes!

Un ADRA immense, de couleur blanche ou bleue, en recouvre les 3/4.

Cette tenue est très jolie bien qu'un peu encombrante.

  

   Je passe pour ma part beaucoup de temps avec  les femmes.

Elles me "mauritanisent" avec des tresses et le voile traditionnel.

J'ai les doigts teintés de hénné.

Elles veulent me raser les poils des bras , chose que je refuse catégoriquement!

J'ai la chance de pouvoir manger avec les hommes ou avec les femmes qui ne se mélangent jamais!

 Les mauritaniens vivent le plus souvent couchés et ne font pas grand chose.

Les femmes, selon leurs maris, passent le temps à "bouffer l'argent" (téléphone, tissus, produits de beauté, décorations corporelles).

   En Mauritanie, à cause de la chaleur, tout le monde dort dehors sur des nattes, ensemble, à la belle étoile.

L'intimité et la vie conjuguale s'en trouvent restreintes...

 

Nous reprenons ensuite la route jusqu'à Atar.

Atar a connu, par le passé les "30 glorieuses" touristiques.

Mais suite aux événements survenus en 2008 et à l'arrêt du rallye Paris Dakar en Afrique, les touristes ont délaissé cette région et même le pays tout entier.

   Les habitants essaient toutefois de prendre les rares étrangers en mains et leur escroquer un maximum d'argent!

Nous n'échappons malheureusement pas à la règle et abrégeons le séjour.

Nous ne visiterons que le village d'Azougui à une quinzaine de kilomètres d'Atar.

Nous y passerons une journée formidable proche de la palmeraie, dans une guelta (trou d'eau) où l'eau des profondeurs est relativement "fraîche".

D'Atar nous prenons cette fois le bus pour rejoindre Nouakchott, la capitale, à 450 kms.

La chaleur et la monotonie du paysage sans village donc sans réapprovisionnement d'eau, nous ont dissuadé à "cycler".

 

   A l'auberge Menata de Nouakchott, antre des trafiquants français de voitures, nous retrouvons avec plaisir Hubert (thetimelessride.com) et Jean -Louis, rencontrés à Atar.

Ils voyagent en side car de marque OURAL.

Hubert aux lunettes rouges, depuis 7 ans.

Jean-Louis l'a rejoint pour faire l'Afrique.

Nous partageons ensemble de bons moments ponctués de Tiepoudiem ((riz, légumes, poissons), poulet Yassa (riz  et sauce oignons) et mafécondé (riz, viande et sauce arachide).

Le tout arrosé de bissap frais (jus de fleurs d'hibiscus séchées).

Toutes des spécialités sénégalaises : la cuisine mauritanienne étant bien pauvre.

Nous laissons nos ouralistes d'amis que nous pensons bien revoir sur la route, au Sénégal à St Louis ou Dakar...

 

Nous sommes à 300 kilomètres du barrage de Diama et donc du Sénégal.

Le paysage change : dunes au sable orangé et arbres le long de la route.

Le tout clairsemé d'habitations et de tentes traditionnelles inocupées pour certaines en cette saison.

   Les Mauritaniens s'y installent pendant les vacances ou pendant le ramadan (il débute le 1er Août cette année).

Elles nous servent 2 fois d'abris pour la nuit.

Nous trouvons régulièrement de petits "magasins" où nous réapprovisionner en eau et "bricoles" à manger le long de la route.

 

   Dimanche 3 Juillet, après une nuit d'orage et de pluie abrités sous une tente, nous nous faisons surprendre sur la route par une forte pluie qui ne nous lâche pas de 7 heures à 8 heures30!

Ensuite la chaleur reprend le dessus.

C'est ce qu'on appelle l'hivernage. Pluie diluvienne puis grosse chaleur.

L'Harmatan, c'est le vent très chaud.

Vers 14 heures, après une cinquantaine de kilomètres, Sidi Abdallah dit "Baty" nous invite à partager le "zrig" de bienvenue. Eau, lait et sucre.

Baty, 57 ans, marié 18 fois, 3 enfants seulement,  est un officier à la retraite qui fait actuellement de la politique en tant que membre du parti démocratique de mauritanie.

Le pouvoir actuel est aux mains des militires corrompus.

Nous discutons autour de son plat de Tiep puis en fin d'après midi rejoignons sa maison dans sa vieille Peugeot camionette.

Nous y passerons la soirée puis la nuit en sa compagnie et avec ses enfants Nana (4 ans) et Omar (5 ans).

Baty, instruit, a une vision réaliste et objective de la Mauritanie.

C'est notre 2ème, et dernière, belle rencontre avec un Mauritanien!

 

Le lendemain, nous cyclons sur une route qui devient  bien abimée sur les 20 derniers kilomètres avant Rosso.

Mais le paysage est toujours aussi beau.

 

Rosso est une ville frontalière oppressante.

Tout le monde veut, d'entrée, nous prendre en main pour tout...

Nous abandonnons donc notre première idée de continuer jusqu'au barrage de Diama.

Les Mauritaniens nous ont "fatigués la tête" et décidons d'en rester là et d'aller voir ce qui se passe du côté du Sénégal.

Seul le fleuve Sénégal séparent les 2 frontières.

Après avoir changé nos ouguyas restants en francs CFA, nous prenons le bac et en moins d'un quart d'heure nous voilà véritablement en Afrique au Sénégal.

Nous sommes le 4 Juillet.

 

Pour conclure sur la Mauritanie, nous n'y aurons passé que peu de temps (20 jours) et parcouru seulement 330 kilomètres à vélo!!!

Nous n'avons jamais pratiqué le camping sauvage, déconseillé en Mauritanie.

A postériori sans raison valable!

Nous avons dormi 2 fois à côté de postes de police.

Nous n'avons jamais ressenti d'insécurité dans le pays

Nous ne garderons pas de la Mauritanie un souvenir impérissable...

   Les paysages y sont toutefois fabuleux, notamment dans la région de l'Adrar. Le pays des sables selon Carlito...

Quant aux Mauritaniens, pour la plupart, ils vivent repliés sur eux mêmes et l'étranger ne représente qu'un porte monnaie et les prix pratiqués pour ce dernier sont abusifs voire malhonnêtes!

   Les Mauritaniens, selon nous, ont une vie passive, triste et austère et se réfugient derrière un islam pratiqué très hypocritement...

La vie des femmes n'est pas non plus enviable!

Heureusement que nous avons croisé les vies d'hommes comme Bouda et Baty!

 

   Voilà ce qu'il en est des pérégrinations des Carlitos.

 

Les photos prises en Mauritanie :

 

 

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5628527363571747185&authkey=Gv1sRgCLbZuJW2qoqiBQ&feat=email

 

 

 

  https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5628522580236179553&authkey=Gv1sRgCNSMyvuEnvC2DA&feat=email

 

  A bientôt au Sénégal.

 

 Nous sommes pour l'instant comme des poissons dans l'eau dans l'ancienne belle ancienne ville coloniale de ST LOUIS.

 

grosses bises des carlitos et bonnes vacances...

 

 

Profitez-en car NOUS on en profite...

 

 

 

 

 

 

Par los carlitos
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 15:46

 Salut à tous

 

Voici enfin les dernières news..

Ca sent en effet la fin du Maroc.

Pour plusieurs raisons.

Tout d'abord depuis que nous avons dépassé Laayoune et rencontré notre premier Sahraoui nous sommes maintenant accueillis par des bienvenus au Sahara occidental!!!

Ensuite parce que nous sommes à Dakhla, la dernière grande ville marocaine avant Nouadibou et la Mauritanie, et que nous nous sommes posés pour nous essayer au kitesurf dont c'est le paradis ici.

 

Mais revenons à nos aventures qui reprennent après Akka avec un arrêt forcé de 4 jours à Icht en attendant que le vent faiblisse un peu!

 

A Tarjijht nous squattons 2 jours dans une palmeraie avec Abdallah qui nous montre comment il féconde les palmiers femelles avec une grappe coupée à la cime des mâles. Il nous invite à revenir en Octobre partager l'ambiance de la récolte des dattes...

 

Fask ensuite aura été un de nos bivouacs les plus sauvages.

C'est Youssef, en ville qui nous indique une cascade à 4 kms dans les terres.

Rivière et petites cascades en étage parsemées de oualilis (espèce de laurier rose) en font un paysage somptueux.

Youssef et son ami Oussine nous y rejoignent les 2 soirs et s'adonnent à l'ajuge, instrument traditionnel à 3 cordes avec un son type basse, et aux percussions à l'aide d'une grosse bassine en plastique.

Ils nous émerveillent de chants gnawa  et sahraoui traditionnels.

 

 

photos de AKka à Guelmim :

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5617711494411723729&authkey=Gv1sRgCNiE7ZKhzMD0Mg&feat=email

 

 

Nous affrontons ensuite le vent jusqu'à Guelmim où nous prenons ensuite la direction de la plage blanche dont les marocains nous vantent la beauté depuis le nord du pays.

Mais le vent est tellement fort qu'à Laksabi, Slama nous interdit de repartir après la pause casse croûte et nous emmène chez lui!

Slama, "retraité de la France" est un homme dynamique jovial et bourré d'anecdotes.

Merci à lui pour cet après midi et soirée mémorables de franches rigolades!

Slama, hypocondriaque, nous aura fait analyser toutes ses boîtes de médicaments!

Nous repartons tôt le lendemain mais le vent est toujours là.

Nous profiterons de notre rencontre avec des maçons pour faire 12 kms en camion!

 

Arrivés enfin à la plage blanche, Ali, un pêcheur nous propose du poisson frais.

De là va naître une grande amitié.

Nous le suivons le lendemain et faisons , tous les 3 à vélo, les 20 kms de plage à marée basse pour arriver à la cabane qu'il partage avec Lahoucène sur la plage.

Il n'y a que leur cabane et celle d'un autre pécheur à 2 kms, sur les 30 plus beaux kilomètres de plage du Maroc!

C'est la première fois que ces 2 amis pêcheurs accueillent des étrangers à partager leur quotidien.

L'entente entre nous 4 est immédiate.

On vit au rythme du soleil et de la marée pour relever les filets.

Le reste de la journée nous le passons à faire du thé, à manger, bricoler, nettoyer les filets et ramasser du bois et autres trésors parmi les déchets rejetés par l'océan.

La vie est simple et douce.

Uniquement troublée par les quelques 4x4 de touristes qui passent et le combi volkswagen qui récupère le poisson et réapprovisionne nos amis en glace, eau, denrées alimentaires et autres.

Ali et Lahoucène nous réconcilient avec le poisson que nous mangeons sous toutes ses formes : grillés au barbecue, en brochettes, panés à la poêle et en tagine.

Ali apprend à Carlito l'art de faire du bon pain au charbon et au gaz.

Lahoucène, 66 ans, est une vieux loup de mer et faisait avant la cuisine pour les marocains d'un grand bâteau partagé avec des coréens!

Il a beaucoup d'histoires à raconter toujours avec un humour fin.

Il a une philosophie de la vie très simple et saine.

Après ces 4 jours où ils nous donnent tant, le départ est émouvant et larmoyant...

De Boujdour nous leur enverrons les photos promises.

  

Nous repartons alors pour 10 kms sur la plage puis 22 kms de piste avec quelques passages ensablés où nous n'avons d'autre choix que pousser nos vélos!

 

A la sortie de TanTan nous fêtons nos 6 000 kms à la bière. (Coup de chance nous passons devant le seul restau coréen vu au Maroc!).

 

photos de Guelmim à Tantan

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5617706673160730385&authkey=Gv1sRgCKuW86T-7tnrfw&feat=email

  

A Tarfaya, nous dégustons nos premiers homards (12 €/kg) et rencontrons un couple d'anciens restaurateurs français qui oeuvrent dans l'humanitaire.

Leur site à visiter : les amis de Yorola.

 

Laâyoune, super militarisée, ne nous a pas plu!

 

A boujdour nous restons 5 jours.

Je me suis blessé un orteil et la ville, proche de la mer, est agréable.

Nous passons du temps au port de pêche où l'ambiance est toujours fébrile!

 

La route ensuite jusqu'à Dakhla est bien monotone avec ses longues lignes droites au milieu d'un paysage désertique et inhabité.

Nous nous réapprovisionnons dans les stations service disséminées sur la route.

Nous bivouaquons chaque soir du côté de la côte le plus souvent en compagnie de pêcheurs.

Le vent toujours fortement présent dans cette région, souffle enfin en notre faveur jusqu'à Dakhla.

 

Dakhla, comme je le disais, paradis du kite.

On trouve un jeune marocain avec qui on négocie 4 jours de formation puis 6 jours de mise à disposition du matos à se partager.

Mais au bout de 7 jours on ne s'est pas encore levé sur la planche.

Notre prof, pas très pédagogue avec Carlito, n'est pas très enthousiaste à nous apprendre.

C'est ainsi que nous stoppons au 8eme jour cette formation mascarade!

Nous apprendrons, peut être à Nouadibou, avec une école professionnelle et motivée dans les vraies règles de sécurité.

Nous gardons, heureusement, intact notre intérêt pour le kitesurf!

 

Notre apprentissage devant initialement durer jusqu'au 14, nous avions donc acheté des tickets de bus  pour faire les 350 kms qui nous séparent de la frontière mauritanienne.

 

photos de Tantan à Dakhla 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5617709101961558289&authkey=Gv1sRgCM3AtfzC3fSKjAE&feat=email

 

 

Plus que 2 jours donc dans ce Maroc que nous aurons vraiment aimé.

Le vélo est incontestablement le bon moyen pour découvrir ce pays riche et varié géographiquement.

Humainement parlant , nous avons pris une grande claque, tellement l'accueil est naturel et spontanné.

Pas un jour sans que l'on entende "bienvenue au Maroc" ou malhaba (bienvenue).

Mon seul regret est la place réservée  aux femmes dans cette société même si cela tend à s'améliorer très doucement...

La pollution et la récolte des déchets est également un problème majeur ici dû essentiellemnt à un manque de moyens, d'information et surtout d'éducation.

Nous avons planté la tente et fait du feu , en toute responsabilité, où bon nous semblait.

Les marocains font en effet des petites feux où l'occasion se présente à l'heure du thé ou de manger.

 

La sécurité, dans le contexte actuel de changements, justement réclamés par le peuple, reste totale.

 

Ces 6 mois passés au Maroc, resteront pour nous, notre véritable entrée dans notre voyage aventureux.

Nous le quittons nostalgiques mais enrichis de belles rencontres et amitiés (Yassine, Mokhliss, Lahoucène, Ali...).

Choucrane à toutes les personnes qui nous ont si gentillement accueillis et encouragés par le geste ou la parole et patiemment enseigné un peu d'arabe ou de berbère...

 

Nous reprenons maintenant la route à la découverte de la Mauritanie et des nombreuses nationnalités qui la peuplent.

 

Nous pensons bien à vous tous qui préparez les vacances.

Si l'Afrique vous attire, on vous attend...

 

 

Big bisous des Carlitos

 

Carlita

 

 

 

 

 

Par los carlitos
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 15:04

Nous revoilà!   Toujours au Maroc!

 

Après un mois et demi sur les routes de France, 4 sur celles d'Espagne et 3 sur celles du Maroc jusqu'à Marrakech, un petit bout d'une semaine , Cléa, nous pousse à prendre un vol qui, en 2 heures, nous ramène en France!!!

 

C'est dans le Var que nous passons le plus de temps avec Emilie, Micke le frère de Carlito et leur petite Cléa.

Les quelques semaines passées en France leur sont consacrées ainsi qu'à nos familles et amis.

C'est avec émotion que j'ai retrouvé mes parents après ces presque 9 mois d'absence.

J'ai également pu partager un moment inoubliable avec eux en compagnie d'Athéna, 4 ans, et de ma soeur Christa dans la nouvelle maison de cette dernière.

 

C'est avec un pincement au coeur que nous les quittons tous à nouveau...

Mais nous sommes confortés dans l'idée que notre vie n'est pas en France...

Le monde nous appelle...

 

Retour donc au Maroc le 16 Mars avec 3 mois devant nous pour atteindre la Mauritanie.

Nous prenons tout d'abord le train jusqu'à Rabat pour l'obtention de nos visas mauritaniens obligatoires.

Nous passons presque une semaine dans cette ville impériale très belle et agréable à vivre.

Les plages, la mer, la jetée, les bateaux, tout participe à la beauté du site.

Nous en profitons pour visiter le mausolée abritant les tombeaux du Roi Hassan I, Mohamed V et Hassan II.

C'est totalement majestueux et riche et le cadre grandiose. Il aura fallu 10 années de travaux minutieux effectués par chaque meilleur corps de métier!

Les photos parlent d'elles memes!

 

Notre ami Yassine de  Khémisset, informé de notre venue à Rabat nous y rejoint à vélo!

Toujours un grand plaisir de le revoir meme si c'est toujours en coup de vent...

 

Photos prises à Rabat :

 

  https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5596572069071428705&authkey=Gv1sRgCOGnp8LW58vs6gE&feat=email

 

 

 

Retour ensuite à Marrakech ou l'aventure va pouvoir enfin reprendre...

Nous renfourchons ensuite , et avec quel plaisir, nos bicyclettes débarassée du gros sac à dos  remplacé par un non moins gros rag pack de 90 litres plus pratique, pour Carlito.

Pour ma part, un petit sac à dos de ville a pris la place du camel bag trop petit.

Nous nous sommes équipés d'un deuxième appareil photo : un Canon G12 Power Shot.

Pour le plaisir, et quel plaisir meme si cela est un peu compliqué en manuel!

 

La route ensuite : l'ascension sur 45 kms jusqu'au superbe col Tizi n'Tichka, 2 260 m pour se re-mettre en jambes!

Puis la petite route de Telouet et Ait Benhaddou.

A Telouet nous mangerons à proximité d'un prince du Koweit et profiterons de tout le folklore traditionnel d'accueil mis en place spécialement pour sa venue surprise!

 

Les paysages de l'embranchement vers Telout jusqu'à Ait Benhaddou sont exceptionnels!

Nous évoluons à flanc de montagne sèche et rocailleuse.

Nous sommes comme dans un canyon.

Au fond l'oued, la rivière, ses palmiers et ses maisons couleur terre.

Le dépaysement avec nos reliefs européens est total.

Tout cela nous semble irréel!

Mais nous avons quitté cette région du Haut Atlas depuis Foum Zguid.

Nous sommes maintenant dans l'anti atlas aux portes du désert.

La chaleur déjà bien présente, 40 degrès à 13 h, ralentit les activités.

Tout est sec, les villages rares.

Nous nous chargeons de 8 litres chacun d'eau par jour que nous arrivons à boire relativement "fraiche", enveloppée dans un linge constamment mouillé.

Nous ne souffrons pas encore de la chaleur.

La route est plate, elle évolue entre les montagnes pelées.

Nous avançons vite.

Seul le vent omniprésent et rarement favorable calme nos ardeurs!

 

Nous passons 3 jours au bord de l'oued de Tissint, petit village essentiellement militaire et insignifiant, si ce n'est ses cascades, l'eau est rare par ici, et nos amis : Lassan, merci pour le couscous, Bachkar et surtout Mohamed et sa grande famille.

Ils ont tous pris plaisir à nous enseigner un chouia d'arabe: quelle rigolade!

Mohamed a passé une nuit avec sa femme, à fabriquer pour nous de la mahia, alcool de dattes, .

Nous l'avons bue tous ensemble le lendemain dès 10 heures du matin jusqu'à 3 heures de la nuit!

On n'a pas pu planter la tente...

 

Nous avons, à Tata, acheté et fait cuisiner de la viande de dromadaire!

Une première , et dernière, pour nous!!!

C'est bon comme du boeuf bourguignon mais pas exceptionnel!

 

 

Voici une deuxième série de photos.

Malheureusement suite à une coupure électrique nous avons perdu la centaine de photos prises depuis Ait Benhaddou!

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5597374417937426129&authkey=Gv1sRgCIak29jLxNXEZw&feat=email

 

 


   

 

 

Voilà ou en sont les tribulations des Carlitos!

 

   

Koulchi bzien     - tout est bien

 

 

Passez vous la bien

Gros gros boussas de    CARLITA et son CARLITO

Par los carlitos
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 20:20

Salam Alekoum

 

   Après cette semaine de vacances passée avec les parents de Carlito, le désert et M'Hamid (dernier village avant le Sahara) nous appellent...

 

   Nous n'avons pas le temps de faire l'aller-retour à bicyclette car notre visa prend fin le 08 Février.

 

   Nous y allons donc en bus avec une étape à Ouarzazate.

 

   A M'Hamid, Hassan nous escorte jusqu'à l'auberge camping "La Palmeraie", située au coeur de ...la palmeraie!

   C'est dans ce cadre iddylique, et dans une tente berbère, que nous établissons notre QG.

   Nous sommes à 2 pas du désert.

    L'accueil des frères Laghrissi (Brahim, Oussine et Mustapha) est amical.

   Nous partageons presque tous les soirs notre repas ensemble dans une ambiance bon enfant.

   Carlito va même les aider à faire de la....maçonnerie! Souvenirs, souvenirs!

 

   Nous marchons dans la palmeraie et la kasba de M'Hamid de longs moments.

   Les dunes sont toutes proches. Le sable a envahi le village qui a dû abandonner une partie de ses habitations.

   Nous avançons dans le sable et, dune après dune, nous nous rapprochons de l'Algérie, distante de 40 kms. Mais nous ne pourrions y pénétrer : la frontière, depuis le Maroc en est malheureusement fermée.

 

   De l'autre côté de la palmeraie, après le village du nouveau M'Hamid, c'est le désert comme on se l'imagine.

Fini les palmiers : du sable uniquement et des dunes à perte de vue.

Paysage désertique irréel. Seuls les sacs plastiques volants et disséminés partout dans le sable tempèrent notre enthousiasme naïf!

 

   Tels 2 gamins, nous nous installons dans une tente berbère, les pieds et les yeux dans le sable!

   Nous expérimentons une tempète de sable qui nous permet de profiter de la philosophie d'Ahmed (45 ans) le fils de nomade et ancien militaire du désert.

   Ahmed, comme Brahim de la palmeraie (24 ans) ne sont mûs par aucune démarche commerciale et touristique. Leurs vies et leurs besoins sont restés simples et humains.

   Nous passons de longues heures à discuter avec Ahmed, à boire le thé et observer le vent en furie.

   Le sable, pendant ce temps, s'engouffre par tous les pores de la tente!

   Toutes nos affaires et le lit en font les frais, le camescope également...

   Nous dormirons tout habillé et couvert du chech!

   Ce dernier est indispensable dans cette région du Maroc où le sable et la poussière s'incrustent dans chaque recoin.

   Ici, les hommes, comme les femmes, sortent voilés!

   Ces dernières sont différemment vétues que partout ailleurs dans le Maroc.

   Elles sont entièrement drapées dans un voilage le plus souvent noir et orné d'un liseré de tissu rouge et vert parsemés de pompoms dans les mêmes tons. Elles sont très inaccessibles et belles.

 

   L'autre particularité de toute la population ici concerne les dents.

   Bien que présentes et semblant saines, elles sont pour celles du haut le plus souvent, à demi jaune et marron.

   Apparemment la faute en incomberait à l'eau...

 

   Après ses quelques jours ensablés, nous retournons à la palmeraie chez les frères Laghrissi.

   Nous y essuyons également la tempête, mais de poussière cette fois!

 

   Après 14 jours de vie paisible à M'Hamid, nous voici de retour à Marrakech.

   Le vent du désert y a apporté le froid, le soir et la nuit, ainsi que de la neige sur les montagnes environnantes.

 

   Nous jouissons d'une vue panoramique sur la ville et les environs depuis la terrasse de l'hôtel.

 

   Nous retrouvons également avec plaisir la vue de nos bicyclettes qui vont patienter encore quelques temps sur la terrasse avant de reprendre vie pour le col de Tichka ( 2 260 m) et Aït Ben Addou puis Foum Zguid puis...

 

   En attendant il nous reste 3 jours pour s'occuper de nos visas.

 

 

 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5570291988326560513&authkey=Gv1sRgCNOhxbn_mZOCyAE&feat=email

 

 

Boussa

 

Carlita

Par los carlitos
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 19:33

Bonjour

 

   Après une semaine avec les parents de Carlito et 15 jours aux portes du désert, je me presse de donner quelques nouvelles.

 

   Nous sommes arrivés à Marrakech le 8 Janvier après une nuit passée dans notre premier cimetierre à 25 kms de celle ci.

   Nous participons, avec nos bicyclettes, à la cohue générale : mobylettes, vélos, ânes, autos, bus, fauteuil roulant (!). Tout ce beau monde converge vers Marrakech.

   Notre arrivée en ville se fait dans cette effervescence propre aux grandes cités.

   Nous nous dirigeons directement vers la place Jamaa Al Fna où nous sirotons notre premier jus d'oranges pressées avec délectation. Ce stand, le number one, restera notre lieu de rendez vous.

  

   Il y a beaucoup d'animations sur cette place réputée.

   Autrefois les (hommes) marocains s'y retrouvaient parmi les troubadours, conteurs et autres charmeurs de serpents.

   Elle est maintenant devenue un lieu d'attractions pour les touristes étrangers qui "tombent" du ciel par milliers.

   Tout y est bien organisé : charmeurs de serpents, singes (en laisse), conteurs et jeux divers.

   Vers 16 heures, s'installent les baraques à bouffe : tajines, couscous, brochettes, poulets... exalent des parfums qui envoutent et attirent le touriste!

 

   Nous trouvons un hôtel à 100 dirhams (10 euros et le meilleur que nous ayons fait jusqu'à présent) dans la médina, tout proche de la place et de la Koutoubia.

 

   Le lendemain matin de notre arrivée à Marrakech (le 9, jour des 60 ans de maman) nous "réceptionnons , tout excité, Marie Claude et Alain.

   Ca réchauffe le coeur de les voir après 6 mois d'absence!

   Ils ne sont, comme à leur habitude, pas arrivés les mains vides et nous gâtent avec des ravioles et du fromage bien de chez nous!

   Le poignet de Carlito se retrouve également orné de la G-Shock à laquelle il aspirait!

   Nous allons maintenant avoir les indications barométriques, la température, l'altitude et les dénivelés!

   Informations importantes pour les voyageurs que nous sommes.

 

   Nous passons une formidable semaine tous les quatre.

  Marie Claude et Alain sont toujours partants pour tout et s'adaptent parfaitement à l'environnement et à la population.

   Chose qui n'est pas évidente dans cette partie de l'Afrique où l'on est sans cesse sollicité. (Mais ils ont beaucoup voyagé. J'attends maintenant la venue de mes parents...).

  

   Nous mangeons dans des restau sympas mais aussi dans des bouis bouis, toujours de la cuisine locale.

   Marie Claude, comme Carlito, porte son dévolu sur le méchoui (agneau grillé au four traditionnel), Alain sur les pâtisseries...

 

   Nous arpentons les souks et vieux quartiers de la médina, la place Jamaa Al Fna et les alentours de la Koutoubia, mais aussi le quartier Guéliz où l'on se croirait en Europe.

  

Nous visitons la Ménara, les tombeaux Saadiens (où l'on apprend que les morts sont enterrés sur le côté, regard tourné vers La Mecque), le palais Bahia, les ruines du palais Badii où les cigognes ont élues domicile.

   Dans tous ces monuments, nous retrouvons les 4 éléments caractéristiques habituels : le marbre, le stuc, le bois de cèdre pour les plafonds et la faïence aux couleurs des villes impériales.

   Partout dans ces palais, les portes sont en bois, massives  et magnifiques.

   La Médersa, centre de résidence universitaire et théologique, est semblablement construite que la Médersa Bouinania visitée à Mecknes.

Les piaules des étudiants sont aussi minuscules et austères.

   Le musée de la fondation Benjeloun est un bijou de restauration architecturale.

Sa cour intérieure, couverte et surplombée d'un gigantesque lustre magnifique, est un havre de paix.

   Oma Benjeloun a restauré ce bâtiment ainsi que la Médersa avec ses fonds personnels pour en faire des oeuvres remarquables.

 

   Les parents de Carlito nous quittent alors après cette superbe semaine.

 

   Nous quittons quant à nous Marrakech le 19 Janvier pour... le désert.

 

Photos des Carlitos

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Photos de Marie Claude et Alain

 

  https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=loscarlitos26&target=ALBUM&id=5570297436451482737&authkey=Gv1sRgCLX0j-LT27vXHw&feat=email

 

Gros boussas des Carlitos

 

Carlita

Par los carlitos
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